Deux ans requis contre l'ex-producteur de Tatiana

Publié le 16 janvier 2008
Jean-Michel Tengang-Bogogam est poursuivi pour "abus de faiblesse, menaces de mort" et "agressions sexuelles" par plusieurs jeunes femmes.
L'homme a ouvert en l'an 2000 une école de chant à Rouen et recrutait ses élèves par petites annonces. Il les faisait entre autres chanter en petite tenue et exigeait qu'elles ne soient plus vierges afin de "bouger comme Madonna".
L'homme, un quinquagénaire d'origine camerounaise, était régulièrement présenté comme un gourou et c'est d'ailleurs cet aspect de sa personnalité que le juge a mis en avant. Le tribunal parle à son sujet de "sujétion psychologique ou physique", "d’insuffisance de sommeil et de l’alimentation", "d’abandon des études", "de versements d’argent importants."
L'épouse de Jean-Michel Tengang-Bogogam s'était immolée, le 2 septembre 2005, au palais de justice de Rouen, blessant aussi grièvement une greffière.
Le tribunal correctionnel de Paris a requis quatre ans de prison dont deux ans de prison ferme. Le jugement a été mis en délibéré au 12 février.















